Au fil du temps

LES CARNUTES

Le nom de notre village était autrefois, au temps de la Gaule Romaine,  Carnotance Villare, c’est-à-dire “Domaines des Carnutes” .
Les Carnutes, des Celtes, se sont installés dans notre région vers 500 ans avant JC, sur un territoire, composé de landes incultes, d’épaisses forêts et de marais, qui sera défriché au Moyen-Age “pour devenir une terre céréalière”. Le mot “ carnute ” a donné l’adjectif “chartain”, d’où : CHARTAINVILLIERS.
Nous faisons partie historiquement du Pays Chartrain, en Beauce chartraine, très près du pays Drouais et de l’lle de France (au nord du ruisseau de Gas et de la Voise).
(pour en savoir plus : 2020_09 VdF_n342 Carnutes VdF Histoire 2020-04 _6p_internet)

Moyen-age
Les plus anciens documents écrits qui mentionnent Chartainvilliers remontent au XIIe siècle. Il s’agit de dons effectués pour la tenue d’offices religieux à la date anniversaire de défunts.
Durant cette période une partie des terres de Chartainvilliers était possédée par le Chapitre de Notre-Dame de Chartres et administrée par un maire.
(pour en savoir plus : http://chartainvilliers.fr/les-maires-du-moyen-age)

1680-1826 : Le Moulin de Chartainvilliers

De 1680 à 1826, Chartainvilliers « possédait », sur les bords de l’Eure, un moulin à eau dédié à l’usage des habitants de la commune. Par décret royal, à la demande du conseil municipal de cette commune, ce moulin sera rattaché au territoire de la commune de Soulaires en 1826.
Ce sont des éléments de cette histoire qui sont évoqués dans le document ci-dessous.
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MADAME DE MAINTENON

La date de 1696 et les armoiries de Madame de Maintenon, qui figurent sur le fronton de l’église, attestent l’importance que l’amie du Grand Roi devait apporter à ce lieu de culte en le reconstruisant.
(pour en savoir plus : http://chartainvilliers.fr/madame-de-maintenon)

Les Terrasses

En 1685, Louis XIV, installé à Versailles, désire que les fontaines du Château fonctionnent jour et nuit; un projet, parmi tant d’autres, consiste à détourner les eaux de l’Eure à partir de Pontgouin et de les mener aux divers bassins alimentant le parc.
L’eau voyage au niveau du sol jusqu’à Théléville, puis il faut traverser la Vallée de l’Eure à Maintenon, pour cela Vauban projette la construction d’un aqueduc de 4480 m de long sur trois niveaux d’arcades (70 m de haut). La déclaration de guerre à I’Espagne, et le manque d’argent, arrêtent les travaux qui ne seront jamais repris. 30 000 hommes ont travaillé sur le site, 10 000 sont morts de maladie (malaria, scorbut). Les Terrasses sont le témoignage de ce passé.

L’HÔPITAL DU DUC

Notre histoire est liée pour une période à celle du château de Maintenon. En effet, en 1674, Madame de Maintenon achète le Château, clos de murs, en bordure de l’Eure, et en restera propriétaire pendant 24 ans. Elle fera de sa nièce Charlotte Françoise d’Aubigné son héritière qui épousera en Mars 1698 Adrien-Maurice, duc d’Ayen, futur duc de Noailles. En 1731 le Duc fait construire un hôpital pour aider les pauvres gens malades et infirmes de ses Domaines. Il fonctionnera jusqu’à la Révolution. ll ne sera jamais rétabli, mais à la suite d’un procès intenté à la commune de Maintenon, en 1863, il sera attribué, à Chartainvilliers, une indemnisation pour compenser les bienfaits prévus par le fondateur. (pour en savoir plus : http://chartainvilliers.fr/lhopital-du-duc)

Cet “hôpital” a été jusqu’en 1990 le siège de la brigade de la Gendarmerie Nationale de Maintenon.

Les bornes du chapitre

Six bornes, installées en mai 1754, sont positionnées en limite de Chartainvilliers, Bouglainval et Berchère-St-Germain. Sur certaines faces, peu lisibles, figurent les armes de la famille de Noailles (Geules à bande d’or) et sur d’autres faces les armes du chapitre de Chartres (la “chemisette”). Ces vestiges, d’environ un mètre de haut, rappellent la limite des propriétés respectives.

LA REVOLUTION

En 1789 le village de Chartainvilliers comptait 128 feux (environ 500 habitants). Un cahier de doléances (aujourd’hui disparu) est transmis, par deux vignerons (Jacques LHOMME et Louis MOREL), aux commissaires nommés pour la rédaction d’un seul cahier devant être remis aux députés des États Généraux.

1826 : LA PERTE DU MOULIN

Par ordonnance royale du 9 mars 1826, le moulin de Chartainvilliers, enclavé dans le territoire de la commune de Soulaires, est réuni à cette dernière. A cette occasion le territoire de notre commune perd son seul point de contact direct avec la rivière Eure.
Le premier plan cadastral du village dressé en 1832 ne pourra donc pas mentionner ce bien au titre du territoire communal.
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XIXe siècle : les grands incendies

Durant le XIXe siècle, l’histoire de Chartainvilliers, à l’image de la Beauce, est marquée par de nombreux incendies. 1825, 1840, 1857, 1864, 1892 sont des années noires. Et puis il y a le terrible 27 juin 1901 : ” Le Feu à Chartainvilliers : 22 ménages brûlés – 100 000 francs de dommages” titre le Journal de Chartres du 30 juin 1901.
(pour en savoir plus : XIXe s Chartainvilliers et la Beauce s’enflamment_v complete 05092019_2 )

 

LES GUERRES
2014_11_11-monuments-aux-mortsNotre commune, comme tant d’autres, n’a pas été épargnée par les guerres.

1870-1871

En 1871 l’armée prussienne est passée, à plusieurs reprises, à Chartainvilliers, entre le 24 Octobre 1870 et le 15 Février 1871 avec les contraintes et humiliations qu’accompagnent une armée d’occupation. Un jeune garde national, Louis Dauvillier, 21 ans, est tué à Épernon, en fait les circonstances diront qu’il a été “assassiné”.
(pour en savoir plus : http://chartainvilliers.fr/la-guerre-de-1870-1871)

1914-1918
La Grande Guerre, 24 enfants de la commune donneront leur vie sur les champs de bataille de Belgique, d’Argonne et de de Verdun.
(pour en savoir plus :
http://chartainvilliers.fr/chartainvilliers-1914
http://chartainvilliers.fr/chartainvilliers-1915
1916 Chartain 14 18_1916 Special Centenaire
1917 CHARTAIN_special centenaire

1918 CHARTAIN_special centenaire)
1919_1921 Chartain 14 18_SpecialVdFlongue

1939-1945
En Juin 1940, les soldats du 26ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais s’opposent à l’avance de l’armée allemande ; en vain, ils lutteront.
62 personnes périront sur le territoire de la commune le 16 juin 1940, dont 56 tirailleurs qui seront tués ou achevés.
Ils ont été enterrés dans notre cimetière communal.
En Décembre 1971, une stèle a été érigée en reconnaissance de leur bravoure après que les corps, ensevelis dans deux fosses communes du cimetière, aient été relevés et inhumés à la Nécropole Militaire de Fleury-les-Aubrais en septembre 1965.
(pour en savoir plus : 2020_06 VdF 340_Supp HISTOIRE_2020-03_16061940 26e RTS )

Nous déplorons également pendant ce conflit 2 soldats tués, 2 personnes déportées. Un civil sera tué en 1943 dans les champs par un avion allemand.