N° d’urgence

N° d’urgence

Pompier : 18

SAMU : 15

Gendarmerie : 17

Centre anti-poisons (Angers) : 02 41 48 21 21

Allo enfance maltraitée : 119

SOS drogue info service : 0 800 23 13 13

Sida info service : 0 800 840 800

Dépistage anonyme et gratuit : 02 37 30 31 06

Hépatites info service : 0 800 845 800

Accueil sans abri : 115

SOS amitié : 02 38 62 22 22

SOS écoute famille : 02 38 62 03 80

Suicide écoute : 01 45 39 40 00

Violences conjugales : 39 19

Météo


Conseils de comportement
Neige-Verglas
* Soyez très prudents et vigilants si vous devez absolument vous déplacer.
* Renseignez-vous sur les conditions de circulation.
* Respectez les restrictions de circulation et déviations mises en place.
* Prévoyez un équipement minimum au cas où vous seriez obligés d’attendre plusieurs heures sur la route à bord de votre véhicule.
* Installez impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments.
* N’utilisez pas pour vous chauffer :

 des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, etc.

 les chauffages d’appoint à combustion en continu.
Ces appareils ne doivent fonctionner que par intermittence.

La Guerre de 1870-1871

Après la défaite de Sedan et la reddition de l’Empereur, le 4 septembre 1870, à la tribune du Corps législatif, Gambetta proclame la déchéance de Napoléon III. La République est instaurée. Mais la menace est lourde : à l’exception de leurs régiments occupés à assiéger Strasbourg et Metz, les armées allemandes marchent sur Paris. Le 19 septembre l’encerclement de la capitale est achevé. Un long siège commence. Parti de Paris en ballon le 7 octobre, Gambetta organise l’armée sur les rives de la Loire. L’armée bavaroise barre la route à Artenay et, le 10 octobre, s’empare d’Orléans. Puis les Bavarois entrèrent dans Châteaudun et Chartres le 21 octobre. Avant l’armistice du 28 janvier 1871 de nombreux combats se déroulèrent en Beauce et sur les rives de la Loire.
Concernant Chartainvilliers, quatre documents, reproduits ci-dessous évoquent cette période.

Tout d’abord un long article, d’un « courageux voyageur » qui a traversé les lignes prusiennes entre le 29 septembre et le 2 octobre 1870, publié dans « Le Français » et repris dans JOURNAL DES DÉBATS du dimanche 9 octobre 1870. Cet article évoque l’arrivée des prusiens à Chartainvilliers le 30 septembre 1870.

Ensuite, le compte rendu rédigé en 1872 par le Maire de Chartainvilliers du moment, M. BRADIN, à l’attention de M. le Préfet.

Puis, le rapport du Préfet sur les moments forts et pertes subies dans la commune de Chartainvilliers.

Enfin, le compte rendu de l’inauguration, en octobre 1872, d’un monuments aux Morts à Epernon où figure un jeune de Chartainvilliers.

L’invasion Prusienne 29/09-02/10/1870 près de Chartainvilliers
On lit dans Le Français :

« Un courageux voyageur veut bien nous donner le récit détaillé de son voyage à travers les lignes prussiennes. En voici la première partie :

« Paris, le 7 octobre 1870.
» Vous m’ayez demandé de vouloir bien vous communiquer tous les détails de mon voyage dans les pays envahis.
» Ayant passé six jours au milieu de l’armée ennemie, ayant parcouru plus de trente villes et villages envahis, ayant partout questionné Prussiens et paysars français, mon récit serait interminable, et ma mémoire même n’y suffirait peut-être pas, n’ayant voulu prendre aucune note pour ne point être soupçonné d’espionnage au cas d’une arrestation à laquelle je m’attendais à chaque instant.
» Mais avant de commencer mon récit, je compléterai d’abord les renseignemens donnés par le ministre de la guerre au gouvernement sur les armes dont peuvent disposer les pays qui ne sont pas envahis, renseignemens publiés dans le Journal officiel de ce jour.
» Un arrivage considérable de fusils américains, système, Chassepot, a eu lieu vers le 24 septembre. Ils ont été distribués dans un grand nombre de villes jusqu’à Chartres et Evreux. Toutes les villes de l’Ouest votent des sommes considérables pour l’achat de fusils chassepots, et frêtent des navires afin d’en effectuer le transport d’Angleterre en France. Les particuliers eux-mêmes font faire des chassepots à leurs frais.
» Quant à la fabrication de mitrailleuses, dirigée par M. le chef d’escadron de Reffye, un des surveillans m’a affirmé que la commande s’élevait à 2 000.
» La commande de ces mitrailleuses avait été faite au directeur d’Indret, établissement du gouvernement, mais le directeur de cet établissement n’ayant pas voulu se mettre à l’entière disposition du chef d’escadron de Reffye, ce dernier a prié M. Voruz, à Nantes, de mettre ses immenses ateliers à sa disposition, et le lendemain 10 septembre, 1 100 ouvriers travaillaient à la fabrication de ces terribles engins.
» Il est certain qu’à cette heure beaucoup de mitrailleuses ont déjà été dirigées sur Tours, car M. Voruz, avec lequel j’ai causé longuement chez M. le procureur de la République à Nantes, espérait en livrer avant la fin de septembre.
» Chartres, le 29 septembre, était occupé par 9,000 mobiles ; 500 mobiles du Lot-et-Garonne occupaient Epernon, lorsque le préfet d’Eure-et-Loir reçut la nouvelle que les Prussiens, qui occupaient déjà Rambouillet, se dirigeaient sur Epernon. Ordre immédiat fut donné de se replier sur Chartres, et, dans la nuit du 29 au 30, un train spécial ramena à Chartres les 500 mobiles d’Epernon. La veille, le général commandant à Chartres avait été destitué, et le lendemain, le préfet, M. Labiche, était également destitué, d’après ce que m’a affirmé le maire de Maintënon.
» Les mobiles étaient pleins d’enthousiasme et de patriotisme; ils désiraient ardemment marcher sur Paris.
» Le 30 septembre, à sept heures du matin, je partis de Chartres traversant Saint-Prest, Jouy et Saint-Piat. Tous les postes étaient encore occupés par des gardes nationaux français, furieux d’avoir été désarmés à l’approche des Prussiens. Je séjournai à Saint-Piat deux heures environ, et je me trouvai avec le maire de Maintenon et celui de Chartainvilliers, commune située à 1 kilomètre de Saint-P[r]i[v]at et environ trois lieues de Chartres,
» Tous deux venaient de recevoir à l’instant même des éclaireurs prussiens. Ils me donnèrent donc les renseignemens les plus précis.
» A Chartainviniers, point extrême de la reconnaissance prussienne, les éclaireurs, au nombre de treize, demandèrent simplement au maire une carte du département, afin de savoir s’ils pouvaient s’aventurer plus loin. Le maire leur répondit qu’il n’en avait pas. Alors ils exigèrent au moins une carte de France, et menacèrent le maire de leurs revolvers. Le maire se vit forcé de leur obéir, et, après examen de là carte, les éclaireurs, voyant qu’ils étaient très près de Chartres, retournérent à Maintenon au pas, et j’y arrivai en même temps qu’eux, à deux heures de l’après-midi,
» A Maintenon, les Prussiens y étaient arrivés à six heures du matin, au nombre de quatorze. A 500 mètres de la ville, neuf francs-tireurs d’Epernon avaient tiré sur eux. quelques coups de fusil sans aucun resulat ; trois s’étaient enfuis à travers les bois, je les vis entre Saint-Piat et Maintenon; les six autres avaient été faits prisonniers. Les Prussiens brisèrent sur la route les fusils des francs-tireurs et les conduisirent à la mairie, disant au maire de les conserver prisonniers, de les bien nourrir et de les rendre lorsque les Prussiens, revenant en plus grand nombre, pourraient les emmener ; que, s’ils étaient rendus à la liberté, la. ville serait brûlée.
» Puis, un des quatorze éclaireurs fut détaché pour aller porter à Rambouillet des nouvelles de leur mission, et seul il put traverser sans encombre tous les pays situés entre Maintenon, Epernon et Rambouillet, pendant que les treize autres coutinuaient leur route jusqu’à Chartainvilliers.
» A Epernon, la population était consternée par le retrait des 500 mobiles, le désarmement des gardes nationaux et la prise de la ville par quatorze Prussiens.
» Je partis d’Epernon le 1″ octobre, à six heures du matin. A moins d’une demi-lieue, je rencontrai des éclaireurs du 6e hussard prussien. A cause des accidens de terrain et des détours de la route, les hussards marchaient avec beaucoup de précautions. Ils s’arrêtaient à chaque tournant. Un des leurs montait au grand galop et à travers champs sur les hauteurs qui dominent la route pour explorer avec une longue-vue ; puis, après s’être assuré qu’il n’y avait pas de francs-tireurs, il revenait et poursuivait avec ceux des éclaireurs qui l’attendaient.
A un kilomètre plus loin, sur la hauteur qui domine Saint-Hilarion, campaient environ 200 hussards et quelques fantassins. Je passai, forcément au milieu d’eux, et le chef d’escadron me dit, en très bon français :
» – Où allez-vous, Monsieur ?
» – Je me dirige sur Paris.
» – Veuillez me faire voir vos papiers.
» Je lui présentai mon passeport. Il le lut tout haut. Pendant ce temps, un hussard qui se tenait à ses côtés, s’adressant à moi :
» – Vous savez que Paris est cerné et qu’il vous sera difûcile d’y entrer. Pourquoi essayer ?
» Afin de lui cacher la ferme résolution que j’avais d’arriver a Paris quand même, je lui répliquai
» – Je sais qu’il me sera impossible de rentrer à Paris ; mais, dans les environs, j’ai des amis chez lesquels je pourrai rester.
» Puis le chef d’escadron dit un mot au soldat avec lequel je parlais et me remit mon passeport.
» Aussitôt que j’eus cessé de parler, le maire de Saint-Hilarion, qui se trouvait derrière moi, s’adressant au chef d’escadron :
» – Monsieur, combien vous faut-il de vaches aujourd’hui ?
» – Quatre vaches et dix sacs d’avoine, monsieur le maire, répondit le chef prussien.
» Or, Saint-Hilarion est une commune de 548 habitans.
Je descendis dans le village et je vis quatre hussards emmener un paysan avec une voiture attelée de deux chevaux. Ils allaient charger ce qu’ils avaient volé dans une propriété assez importante qui avait été délaissée par son propriétaire à l’approche des Prussiens.
» Quelques pas plus loin, dix hussards enfonçaient la porte et les volets d’une grande tuilerie qui avait été abandonnée, et ils entraient dans la maison au moment où je passais près d’eux. Enfin un paysan que je rencontrai à environ 300 mètres m’affirma que les hussards l’avaient forcé à boire une bouteille du bordeaux qu’ils venaient de voler dans une propriété voisine.
» A partir de Saint-Hilarion, je fus en pleine Prusse : à chaque pas, des Prussiens. Je ne vous donnerai donc que les faits principaux.
» Le ler, à Rambouillet, les forces prussiennes ne s’élevaient pas à plus de 1 300 à 1 400 hommes : 5 à 600 hussards et cuirassiers blancs, 800 fantassins. Pas une pièce de canon.
» Le dépôt de fourrages, contenant plus de 80 000 fr. de provisions tant en foin qu’en avoine, avait été complètement dévalisé et dirigé sur Trappes, où campaient environ 20 000 hommes, peut-être de là sur Versailles. Devant le dépôt des fourrages, la route, sur une grande longueur, était toute couverte d’avoine.
» Le dépôt des manufactures de tabacs avait eu le même sort. La garnison prussienne avait pris tous les approvisionnemens, s’élevant a une vingtaine de mille francs, et comme ils n’avaient pas jugé le tabac à priser d’une grande utilité, ils en avaient jeté une grande partie sur la route. Tous les débits de tabac avaient été également pillés, de telle sorte que de Rambouillet à Paris il est impossible de se procurer du tabac, et les habitans sont réduits à en demander aux soldats prussiens ou à en aller acheter aux cantinières prussiennes, à Saint-Germain.
» A Rambouillet, comme dans toute la localité, villes, villages et hameaux, les réquisitions en argent, vivres et fourrages avaient été tellement exorbitantes, que les habitans manquaient de tout. Il était presque impossible de trouver à manger. Et cependant, dans les auberges, les soldats prussiens se faisaient servir le peu qui restait et payaient avec des bouts de papier qu’ils disaient valoir 6 fr. J’ai vu un restaurateur refuser ce papier; il a été menacé.
La ville avait un aspect de tristesse indescriptible. Au bout de chaque rue stationnaient des factionnaires prussiens, les rues n’étaient sillonnées que par les soldats ennemis et des voitures de paysans apportant, sous l’escorte de hussards, les réquisitions qui avaient été faites dans les villages environnans.
» A la mairie, le drapeau prussien et un factionnaire prussien.
» Le ler, au matin, un paysan qui avait résisté aux réquisitions et blessé à la main un soldat avait été fusillé.
» Je rencontrai a Rambouiltet quatre personnes qui arrivaient de Maule, pays situé entre Rambouillet et Mantes. Elles avaient été obligées de quitter leurs maisons incendiées par les Prussiens à la suite d’un combat très vigoureux dans lequel 1 200 francs-tireurs, embusqués dans la forêt des Alluets, avaient complètement défait un corps prussien fort d’au moins 1 800 hommes et appuyé par de l’artillerie.
» J’ai pris de nombreux renseignemens sur ce combat, a Saint-Léger, les Menuls, Neauphle-le-Château et jusqu’à Saint-Germain-en-Laye. Tous ces renseignemens concordent admirablement. Le corps prussien a été mis en complète déroute les francs-tireurs ont pris quatre pièces de canon et démonté une cinquième. Partis avec six pièces de canon de Saint-Germain, les Prussiens sont revenus avec deux pièces, dont une démontés.
» La vue de Rambouillet m’avait profondément attristé, et, ne pensant pas que mon voyage pût avoir un intérêt pour: Paris, que je croyais parfaitement renseigné sur les positions de l’armée prussienne, je voulus autaut que possible éviter les centres prussiens, c’est-à-dire Trappes et l’état-major de Versailles, où j’aurais pu avoir de précieux renseignemens. Je fis un grand détour pour éviter ces deux pays, et me dirigeai par la forêt de la Pommeraye, .Saint-Léger, la forêt de Saint-Léger, les Menuls, Mareuil-le-Guyon, Pontchartrain, Le Pontel et Neauphle-le-Château. Tous ces pays ne sont pas occupés par l’armée prussienne, mais chaque jour des détachemens prussiens viennent y faire des réquisitions exorbitantes.
» Entre les Menuls et Mareuil, presque à la bifurcation de la route de Montfort-l’Amaury, je vis arriver au grand galop une quarantaine de hussards. Au milieu de l’escorte, un cabriolet emportait les réquisitions en argent faites dans les communes.
Les hussards tenant toute la route, je marchai le plus près possible du fossé. Un hussard se détacha du groupe et vint à fond de train s’arrêter à un pas devant moi, et, me couchant en joue, me dit :
» – Halte là ! Avez-vous vu des Prussiens sur la route de Rambouillet ?
» – Non.
» – Il a dû en passer ?
» – Je ne le sais.
» – Vous venez cependant de Rambouillet ?
» – Oui, mais par les chemins de la. forêt et non par la route.
» – Les chemins de la forêt sont-ils bons ?

– Impraticables à pied.
» – Combien y a-t-il d’ici à Rambouillet ?
» – Trois lieues au moins.
» – Au revoir, Monsieur, me dit le hussard en me faisant le salut militaire.
» J’insiste sur ce petit détail, qui s’est répété vingt fois au moins pendant mon voyage, pour faire voir la prudence des Prussiens. L’escorte venait de traverser trois maisons situées sur la route, et plus de quinze personnes étaient devant les portes. Gens du pays, habitant sur le bord de la route, ils eussent pu donner des renseignemens certains, mais, ayant peur que des francs-tireurs ne fussent cachés dans les maisons, les Prussiens avaient franchi ce passage au galop et m’arrêtaient seul sur la route et, pendant que le hussard me parlait, deux autres étaient postés derrière moi à cinq ou six pas, étudiant mes mouvemens ; l’escorte s’était arrêtée à environ 100 mètres.
» Le 2 octobre, à six heures du matin, je partis de Neauphle-le-Château, pays dont les grandes propriétés appartiennent, paraît-il, à un général prussien.
» Villepreux, commune de 690 habitans, située à une lieue de Neauphle, avait une garnison de 300 cuirassiers blanc. Les chevaux campaient en partie dans une prairie située au bas du village, et toutes les voitures du pays avaient été requises pour le transport des fourrages. Dans une seule ferme située sur la route de Villepreux à Saint-Nom, le fermier m’a dit qu’à la première réquisition, on lui avait enlevé deux meules d’avoine d’une valeur de plus de 10 000 fr., toute l’avoine battue et le foin bottelé. Le tout avait été dirigé sur Versailles. »
Source : JOURNAL DES DÉBATS DU DIMANCHE 9 OCTOBRE 1870. (d’après Gallica – site de la BNF)

LE RAPPORT DU MAIRE
« La commune de Chartainvilliers a été envahie le lundi 24 octobre 1870, par un détachement de cavaliers qui vinrent faire la recherche des armes de la garde nationale, qu’ils ne trouvèrent pas. Ce détachement pouvait compter 80 hommes et ne resta que quelques heures à Chartainvilliers; il se rendit le même jour à Maintenon pour la même opération. Il venait de Jouy où s’étaient passés les faits de cruauté que l’on connaît. S’il eût trouvé des armes dans ma commune, dont les gardes nationaux étaient allés à Epernon, sur la déclaration de son chef, il se serait livré à des actes dont l’ennemi n’avait que trop l’habitude.
Les soldats allemands ont quitté définitivement la commune le jeudi 16 février; depuis cette époque pas un seul n’a passé dans le village.
Comme occupation, je ne parle pas des 13 cavaliers éclaireurs qui ont passé dans la commune le 30 septembre, venant de Rambouillet, et qui sont allés jusqu’à Léves, près de Chartres; mais je dois signaler les occupations du 18 novembre (200 Bavarois fantassins), du 24 décembre au 4 janvier (charretiers du train, cuirassiers blancs); des 14 et 15 février (1 140 hommes de toutes armes et 630 chevaux).
Le 4 octobre, à Epernon, un jeune garde national de Chartainvilliers, fut tué, ou plutôt assassiné, car, ayant jeté son fusil, il fut tiré à bout portant. Pourtant il avait des habits qui le distinguaient suffisamment.
Son camarade, un autre jeune homme de 18 ans, plus heureux, fut épargné, grâce à l’intervention d’un simple sergent, et emmené prisonnier. Il est rentré dans ses foyers en mars. »
Le Maire de Chartainvilliers,
BRADIN

(Extrait des Rapports des Maires sur les événements qui se sont passés dans leurs communes – Ed. Petrot/Garnier – 1872 Source : CIC 12/1998

Guerre de 1870/1871 à Chartainvilliers, rapport du Préfet

Population : 388 habitants
Arrivée des Prussiens 30 septembre 1870
Départ : 15 février 1871
Principales occupations :
24 octobre (80 hommes)
18 novembre (200 bavarois)
24 décembre au 4 janvier (cuirassiers blancs)
14 et 15 février (1140 hommes)
Pertes : 26 853,09 f.

Source : p.305 Conseil Général d’Eure-et-Loir session ordinaire de 1871 – Rapport du Préfet – Gallica site de la BNF

Un Garde national de Chartainvilliers, célébré à Epernon

Le 4 octobre 1872, on célébrait à Epernon un service religieux pour les Mobiles et Gardes nationaux qui étaient morts en défendant cette ville deux ans auparavant : on inaugurait le même jour les deux monuments érigés en leur honneur, et en grande partie votée par la municipalité.

On se rendit ensuite au cimetière, où après la bénédiction de la tombe, M. de Pontoi pris la parole pour rendre hommage aux Mobiles de La Loupe que commandait son fils.
Le monument du cimetière est une colonne de stuc à fût brisé, reposant sur un socle à quatre faces. Sur la partie la partie de la colonne tournée vers la route, on lit :
O crux ave, spes unica
Sursum corda
Et au dessous :
Ici reposent nos morts du 4 octobre 1870.
Sur le pan à droite sont inscrits les noms suivants :

Dauvilliers Louis-Victor-Maurice, 21 ans, garde national de Chartainvilliers ;

Source :p.286, La Garde Mobile d’Eure-et-Loir et ses aumoniers (1870-1871) , par M. le Chanoine Provost, 1901 – d’après Journal de Chartres 6 octobre 1872 – Gallica-bnf

Eau Assainissement


Eau Assainissement

Eau
rmeau_01 L’eau potable est distribuée directement en régie. Le captage a lieu sur Saint-Piat et correspond à 50m3/heure reçus au château d’eau.
La teneur en nitrates de cette eau est contrôlée périodiquement et les résultats d’analyse affichés en mairie. En février 2014, le taux constaté se situait à 37,2 mg/l.
Pour améliorer la qualité de l’eau distribuée et « sécuriser » l’alimentation, la commune a participé à la création en 2000 du Syndicat intercommunal de pompage de la région de Soulaires. Celui-ci lui fournit son eau depuis le 1er janvier 2003. Ce syndicat a réalisé un nouveau forage, ainsi qu’une interconnexion avec des puits voisins .

Assainissement
smac_01En février 2001, une nouvelle station d’épuration plus moderne, d’une capacité équivalent 1100 habitants, a été mise en service. Elle a remplacé la station réalisée en 1978 lors de la construction du lotissement « Les Bruyères » qui couvrait les besoins de 600 équivalents/habitants.
Six tranches de travaux, achevées en 1996, permettent le branchement de toutes les habitations du village sur le réseau d’assainissement des eaux usées.

REGLEMENT DU SERVICE DE L’EAU*

201_04-eau_reglement

REGLEMENT DU SERVICE DE L’ASSAINISSEMENT COLLECTIF*

2012_04-assainissement-reglement

CONTRAT D’ABONNEMENT*

2010_04-abonnement

Le budget eau/assainissement

La commune de Chartainvilliers assure en régie (directement) la distribution et le traitement de l’eau.
A ce titre, le budget prévisionnel d’exploitation pour 2015 s’élève à 194 459,92 euros.
La section d’investissement s’élève à 113 900,00 euros.
L’investissement 2015 servira à finir le renforcement du réseau d’eau.

En 2014, pour une consommation de 120 m3, le prix moyen de vente du m3 assaini est de 3,313 euros « TTC ».

Les tarifs*

Eau:
Forfait annuel : 41,00 € (19/03/2015)
Installation compteur : 122,00 €
le m3 : 0,95 €
Ouverture compteur : 20,00 €
Fermeture compteur : 20,00 €

Assainissement*

Forfait mensuel : 3,15 € (15/4/2011)
le m3 : 1,00 € (15/4/2011)
Pénalité non raccord au m3 : 1,00 €
Taxe raccordement : 2745,00 €

RAPPORTS ANNUELS

EAU 2012 : eau-2012-rapport-annuel

Eau 2011 : 2011_rapport_eau

ASSAINISSEMENT 2012 : assainissement-2012-_-rapport-annuel

ASSAINISSEMENT : 2011 : 2011_rapport-assainissement

Analyses

ars-15-06-2015
ars-04-2015
ars-02-2015
ars-12-2014
analyse-ars-23-10-2014
ars-07-02-2014
ars-13-12-2013
analyse-ars-18-10-2013
analyse-04_10_2013
analyse-ars-02-08-2013
ars-avril-2013
analyse-eau-du-01-02-2013
analyse-ars-12_2012
analyse-ars-octobre-2012
2012_08-ars-analyse-eau
2011_10-ars
2010_10-ars

* informations données sous réserve de confirmation en Mairie

Madame de Maintenon

1691

Reconstruction de l’église de Chartainvilliers par Mme de Maintenon

… Cette grande entreprise de l’aqueduc amena souvent le roi à Maintenon. On sait que madame de Maintenon y résidait peu, et n’y pouvait faire que des séjours momentanés ; elle s’en occupait néanmoins avec intérêt, et elle y fit beaucoup de bien : « Mes principales obligations, écrivait-elle, sont à présent à Maintenon. » Elle obtient pour cette petite ville le rétablissement et l’augmentation des foires et marchés (a); elle fonda des écoles et un hôpital (b). Elle fit reconstruire sur son terrain, et entièrement à ses fais, l’église et le presbytère qui étaient en ruine (c), de même que l’église et les presbytères de deux villages voisins (d). Elle fit venir en outre des Normands et des Flamands, et apprendre aux habitants à travailler en toiles, sans parler de tous les autres secours qu’elle distribuait abondamment aux pauvres, aux vieillards et aux enfants…

(a) Lettres patentes de 1686 (archives de Maintenon);

(b) « Le Père Chavrand, écrivit-elle, est à Maintenon pour y établir un hôpital général. Je me suis lassée d’y donner beaucoup et d’entendre toujours crier qu’on y meurt de faim. Je verrai au moins clair à leur dépense. » (Lettre à M. d’Aubigné, du 9 juin 1685). Cet hôpital fut remplacé en 1731 par un autre plus considérable, dans un autre endroit de la ville, que le Maréchal de Noailles fonda et construisit. [Hôpital dont le partage des revenus fera l’objet d’un contentieux juridique entre Maintenon, Chartainvilliers et Villiers-le-Morhier]

(c) Le 24 juin 1694, décret de la dédicace procédant à la consécration de l’église Saint-Pierre de Maintenon, bâtie, construite et ornée depuis peu par les soins de la très haute, très puissante et très pieuse dame Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, avec indulgence d’une année à tous les fidèles qui la visiteront ce même jour, et de quarante jours à ceux qui la visiteront lejour de la dédicace. (Arch. de Maintenon.)

(d) Reconstruction à neuf de l’église de Chartainvilliers en 1691. Acte de reconnaissance des habitants, des vases et ornements, donnés par madame de Maintenon. Idem pour le village de Pierres (Arch. De Maintenon)

Source : Histoire de Madame de Maintenon et des principaux événements du règne de Louis XIV par M. le Duc de Noailles de l’Académie Française tome 2, 1849. P.96-97

Chartainvilliers sur la cloche
L’inscription de la cloche de la chapelle de Boigneville, dans les environs de Gallardon. C’est la nomenclature très-exacte des villes, villages et hameaux dont Mme de Maintenon était en possession :
L’AN 1690, J’AY ÉTÉ FAITE PAR L’ORDRE DE TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE DAME MADAME FRANÇOISE D’AUBIGNÉ MARQUISE DE MAINTENON, DAME DU PARC, PIERRES, TENEUSK, LE BOIS RICHEUX, SAINT-PIAT, GROGNEUL, CHANGÉ, CHARTAINVILLERS, BOIGNEVILLE, YERMENONVILLE ET AUTRES LIEUX. — DENYS MOUSSET M. F. ».
Quelle différence entre cette longue énumération, si peu à sa place, des titres et qualités d’une célèbre et puissante dame

Source : Étude sur les cloches : lettre à M. Didron, directeur des « Annales archéologiques » / par Claude Sauvageot -V. Didron (Paris)-1863 _ Gallica_BNF

1706 :
LE MAI DE 1706 A MAINTENON
Rendre hommage à la Marquise en violant ses lois…
MAI n. m.: En ancien français, mai, nom du cinquième mois, était employé par métonymie pour désigner les branches vertes qui poussent en mai (XIIe s.), et le jeune arbre planté en signe de fête le premier mai devant la porte d’une personne que l’on veut honorer (XVIe s.), d’où la locution de sens figuré planter le mai à quelqu’un « le fêter, le gâter » (aussi par dérision, 1532). ? Le mot, qui symbolisait le plus beau mois de l’année (1210) en opposition avec février symbole de l’hiver, entrait dans plusieurs locutions avec une idée de bonheur, de prospérité comme avoir bon mai (XIIe-XIIIe s.). On l’appelle encore plaisamment le joli mois de mai (expression attestée en 1690). Ces valeurs ont décliné, sauf dans les dialectes, avec l’abandon des coutumes correspondantes.
Après ces rappels, voilà, ci-après, la relation d’un mai mouvementé de l’an 1706.

Souvent les archives judiciaires nous font saisir sur le vif des manifestations de la vie sociale d’une façon aussi concrète qu’un ethnologue qui aurait voulu nous décrire ce dont il a été le témoin.
Pierre Edme Boucher, licencié ès lois, avocat au Parlement, bailli, juge civil, criminel et de police de la ville de Maintenon, nous retrace par le menu les incidents survenus à l’occasion de l’abattage de l’arbre qui sera placé comme mai, en 1706, « devant la porte et principale entrée du chasteau » de Madame de Maintenon, en signe d’hommage.
De nombreux garçons, fidèles à la tradition, s’étaient donné rendez-vous dans un bois à l’extérieur de la ville le trente avril au matin. Une fois abattu, l’arbre avait été placé sur une charrette pour être apporté à Maintenon par Changé.
A cet endroit, plusieurs quittèrent le cortège, s’arrêtèrent chez Gandon pour se rafraîchir et de là prirent à nouveau la clef des champs avec leurs fusils et leurs chiens. Garçons notables du Marquisat, âgés de 20 à 28 ans, ils étaient :


  procureurs : Philippe Fauveau et Pierre Corbières;

  praticien : Mathieu Desfèves;

  marchand : Charles Boullanger;

  arpenteur : Philippe Fauveau, fils de Gilles;

  et commis au greffe du baillage : Joseph Ragoulleau.
Leurs premières pièces de gibier furent tirées dans le parc du château de Grogneul; la clôture n’avait-elle pas des brèches? et François Lallier, le concierge, ne demandait qu’un lièvre pour fermer les yeux. Arpentant la plaine, ils traversèrent la garenne de Saint-Piat d’où ils remontèrent vers Chartainvilliers où « ils burent un coup » chez Michel Lefeuvre dit Fidélion. Le retour se fit par les terrasses de l’aqueduc et le fils de Fauvé les introduisit dans la garenne de la Folie où ils chassèrent à l’affût.
Claude Boitel, cabaretier à Maintenon, fut leur traiteur pour le dimanche suivant, avec deux lièvres et quatre perdrix. Ce soir du 30 avril, il fournissait à notre joyeuse équipée « poissons, marmites, chaudrons et autres instruments de cette nature » pour un charivari dans les rues et carrefours — que voulez-vous, ils voulurent donner une aubade aux dames et demoiselles de cette ville, mais n’avaient ni violons, ni tambours!
Chasser illégalement sur les terres de Madame de Maintenon, avec l’autorisation des officiers de ladite Dame, excéda Antoine Orillac, un des gardes-chasse qui n’eut pas de mal à les surprendre dans les aulnaies de Chimay. Il y eut procès en règle, avec information, interrogatoire… Dans les 15 jours, le juge Boucher condamna nommément Boullanger le marchand.., et ses complices qu’il évite de désigner, sans doute parce qu’ils appartiennent au même corps que lui. On insista plus sur le charivari que sur le délit de chasse, mais il fallait sans doute mettre fin à un passe-droit dont nos lurons avaient peut-être abusé cette année-là. La Marquise sut être grande dame puisque remise fut faite des amendes, dommages et intérêts; ils en furent pour les frais 75 livres, avec l’injonction formelle de ne se servir de leur fusil, le 1er mai, que « pour aller saluer ladite Dame lorsque le mai serait planté ».

Le mai à Maintenon, avant la Révolution, était donc offert en signe de déférence à un notable. La tradition d’offrir un mai s’est poursuivie dans le temps, plus particulièrement sous la forme du mai amoureux. Il s’agissait, pour les jeunes gens (cette coutume tend à disparaître) d’aller nuitamment accrocher, devant la maison où habitait une jeune fille à marier, un mai qui pouvait être la tête d’un bouleau enrubanné — c’était l’usage dans la région de Maintenon — ou, parfois une botte de lilas — dans le Drouais par exemple —. La famille de la jeune fille invitait alors les garçons à boire, le jour ou le dimanche suivant.
Le rite du mai était une manifestation sensible du renouveau de la nature; une branche d’arbre, pleine de sève, exprimait la végétation renaissante. Entre les deux guerres, on semble avoir attaché beaucoup d’importance aux fanfreluches de papier dont on enrobait la branche d’arbre; la manifestation en faveur de la Vie était moins évidente, heureusement on ne glissa pas jusqu’à l’emploi de fleurs en matière synthétique.
Actuellement, le premier mai est surtout consacré à la cueillette du muguet que l’on offre volontiers à la bien-aimée ou que l’on va cueillir avec elle. Ne faut-il pas voir là une autre manifestation de notre sensibilité devant la nature à travers une plante plus fragile et plus évocatrice ?

D’après les archives du Bailliage de Maintenon, aux Archives Départementales d’Eure-et-Loir. — B. 269. Pierre BIZEAU.
(Etude publiée d’abord dans La Nature, n°2, 1968, organe du Comité de défense de la nature, dont le siège et à Maintenon, 22 ave de la Gare)

Bibliothèque

biblio
La bibliothèque de Chartainvilliers a été ouverte en 1987.
Depuis, elle a longtemps occupé l’entrée de la salle polyvalente, où les lecteurs assidus venaient s’approvisionner en histoires drôles, romans à vous glacer le sang ou à vous mettre une larme à l’œil, en albums de bandes dessinées ou en documentaires.

Tenue à bout de bras par des bénévoles, elle a permis à de nombreux habitants, petits et grands, de venir y chercher évasion ou connaissance.

La réorganisation de la mairie en octobre 2006, a permis de pouvoir lui offrir un espace d’accueil plus vaste et plus convivial dans la salle qu’occupaient avant cette date le conseil municipal et la secrétaire de mairie.

Fort de son lien avec la Bibliothèque Départementale de Prêts, d’une équipe de bénévoles renforcée, de présentoirs mieux adaptés, et d’horaires d’ouverture élargis elle accueille, depuis le 13 novembre 2007, l’ensemble des lecteurs de Chartainvilliers et des environs dans son local rénové.romans

Petits et grands peuvent venir y consulter les documents présents, ou y prélever des ouvrages désirés.

HORAIRES d’OUVERTURE :

MARDI de 17h00 à 18h00

JEUDI de 17h00 à 18h30

SAMEDI de 10h30 à 12h00

enfant-biblio

Lors de sa réouverture le 13 novembre 2007, les jeunes présents ont « écrit » à plusieurs voix la petite histoire suivante :

Petite histoire à plusieurs voix

Il était une fois, une petite voiture multicolore qui parlait.
Un jour, elle tomba en panne. Un enfant qui passait par là, sur le chemin de l’école, l’’a remarquée.
L’enfant s’exclama : « Qu’elle est belle cette voiture ! »
A sa surprise, la petite voiture lui répondit : « Bonjour. Tu aimes mes couleurs ? »

L’enfant étonné : « Mais…tu parles !?! 

 Ben oui. Je parle.

 on t’a jeté un sort ?

 Non. Écoute. Je vais te raconter mon histoire. Je suis sortie d’un livre. J’étais bien confortablement installée dans mon histoire, un livre posé là, sur un canapé. Un enfant a laissé mon livre ouvert à ma page et je suis sortie comme par magie. Mais je ne sais pas où est le livre d’où je viens. Aide moi à le retrouver, s’il te plait.

 Ok. Ce soir après l’école, je vais à la bibliothèque. Elle doit rouvrir et nous chercherons ton livre »
L’enfant regarde partout, dans les bacs, sur les étagères, et là…
« Il est là !

 Oh, je te remercie. Je reviens chez moi retrouver ma famille !

 good bye, petite voiture multicolore »

Elections

Archives des résultats des dernières élections à Chartainvilliers

MUNICPALES
2014 http://chartainvilliers.fr/elections-municipales
2008 http://chartainvilliers.fr/elections-municipales

CANTONALES

2015, 2011 et 2004 http://chartainvilliers.fr/elections-cantonales

LEGISLATIVES
2017 http://chartainvilliers.fr/elections-legislatives
2012 http://chartainvilliers.fr/elections-legislatives

REGIONALES
2015 http://chartainvilliers.fr/elections-regionales
2010 http://chartainvilliers.fr/elections-regionales

PRESIDENTIELLES

2017 http://chartainvilliers.fr/elections-presidentielles-2017-2012
2012 http://chartainvilliers.fr/elections-presidentielles-2017-2012

EUROPEENNES

2009 http://chartainvilliers.fr/elections-europeennes

L’Hôpital du Duc


18/03/1872,
Procès pour la bienfaisance : Chartainvilliers retrouve ses droits

N° 2643. COMPETENCE – ”PROPRIETE?-” COMMUNES – INDIVISION – PARTAGE – HOSPICE – SUPPRESSION – RETABLISSEMENT.

Les tribunaux civils sont compétents pour statuer sur toutes les questions de propriété, qu’elles concernent des particuliers ou des communes ou des Établissements publics, et spécialement pour partager une propriété indivise entre plusieurs communes.
Ils sont incompétents pour ordonner le rétablissement d’un hospice supprimé et remplacé par un bureau de bienfaisance.

Commune de Maintenon c. commune de Villiers-le-Morhier et autres.
18 mars 1872 – 1re chambre.

Par acte notarié du 7 octobre 1731, le maréchal de Noailles et son épouse ont fondé à Maintenon un hospice destiné, selon les termes mêmes de l’acte de fondation, au soulagement des pauvres tant du marquisat de Maintenon que de la châtellenie de Villiers et paroisses dépendant de ces terres; cet hospice devait recevoir les vieillards infirmes, les pauvres malades, les orphelines des lieux désignés et distribuer en outre des secours à domicile à Maintenon; la fondation a été régulièrement approuvée par l’autorité administrative. Après avoir fonctionné, grâce surtout aux libéralités de la famille de Noailles, l’hospice a subi le contre-coup des agitations révolutionnaires et vers 1793 la suspension du payement des rentes qui en formaient la principale ressource a obligé les administrateurs à fermer l’hospice, à transporter le mobilier soit à l’hospice de Chartres, soit ailleurs, à louer la maison et à borner leur action à la distribution des secours à domicile, aux pauvres de Maintenon.

 Par une ordonnance royale du 20 mai 1844 l’hospice a été transformé en bureau de bienfaisance. Les communes de Villiers et de Chartainvilliers, prétendant avoir fait autrefois partie de la communauté au profit de laquelle l’hospice avait été constitué, ont assigné le bureau de bienfaisance et la commune de Maintenon; ils demandent soit le rétablissement de l’hôpital dans son État primitif, soit le partage des revenus affectés audit hôpital au prorata de leur population et de leurs pauvres.
-?Le tribunal civil de Chartres, par jugement du 15 janvier 1869, s’est déclaré incompétent en ce qui concerne le rétablissement de l’hôpital dans son état primitif et a ordonné le partage annuel des revenus affectés à la dotation, de l’ancien hôpital de Maintenon entre les communes de Villiers-le-Morhier, Chartainvilliers et Maintenon dans la proportion de leurs populations et de leurs pauvres, savoir dix quinzièmes à Maintenon, trois quinzièmes à Villiers et deux quinzièmes à Chartainvilliers.
Appel par la commune de Maintenon.
« La Cour ;

 ?En ce qui touche la mise hors de cause de la commune de Maintenon ;

 Considérant que la demande des communes de Villiers et de Chartainvilliers a pour objet l’attribution et le partage du revenu des biens affectés au bénéfice d’une communauté dont faisaient partie Villiers, Chartainvilliers et Maintenon ;

 ?Qu’elles avaient intérêt à appeler la commune de Maintenon dans l’instance et qu’elle doit y être maintenue ; – Sur la prescription ;

 Considérant que par acte devant Ballot notaire, le 7 septembre 1731, le duc et la duchesse de Noailles ont fondé un hospice dans la ville de Maintenon pour le soulagement des vieillards et des pauvres du Marquisat de Maintenon et de la Châtellenie de Villiers ; qu’ils avaient affecté à cette fondation divers biens et notamment un bâtiment leur appartenant dans la ville de Maintenon ;
-?Considérant que cet hospice subsisté dans les termes de l’acte de fondation jusqu’à la révolution de 1789 ;

 Qu’un décret du 23 messidor an II a prononcé la confiscation des biens des hospices et que par suite l’hospice de Maintenon a cessé d’exister ;

 Que ses biens lui ont été rendus par décret du 16 vendémiaire an V;
– Qu’en vertu de ce décret une commission a été nommée par la municipalité de Maintenon et qu’elle a fonctionné jusqu’en 1844 sous le nom de commission de l’hospice de Maintenon;

 ?Considérant que, pendant tout l’espace de temps qui s’est écoulé entre l’an V et l’année 1844 ladite commission administrative, soit qu’elle ne l’ait pu, soit qu’elle ne l’ait pas voulu, n’a pas rétabli l’hospice ;

 Que les bâtiments qui en dépendaient sont restés affectés à des usages particuliers, moyennant un prix de location et que la commission s’est bornée à percevoir les revenus des biens de l’hospice en les employant toutefois au soulagement des pauvres, mais par des distributions à domicile et exclusivement, dans l’intérêt des habitants de la commune de Maintenon ;
-Considérant que pendant tour l’espace temps qui s’est écoulé entre l’an V et l’année 1844 ladite commission administrative a cessé d’exister par l’effet d’une ordonnance royale en date du 20 mai de ladite année, qui a transformé l’établissement connu sous le nom d’hospice de Maintenon en bureau de bienfaisance ;
– Considérant qu’aucun moyen de prescription n’est invoqué et ne saurait être invoqué jusqu’à l’époque de la révolution de 1789 ; que de l’an II à l’an V tous les droits ont été suspendus et qu’il n’a pu se produire aucun fait pouvant servir de base à la prescription ;

 Considérant que la commission nommée par la municipalité n’a pas rétabli l’hospice, qu’elle n’a pas continué l’œuvre de l’ancienne administration et qu’elle n’en a pas continué la personnalité morale ; qu’elle ne trouvait dans la loi de l’an V le principe d’aucune personnalité civile ; qu’elle n’a agi pendant toute la période de son existence que comme simple dépositaire mandataire agissant pour le compte d’autrui, n’ayant en cette qualité qu’une position précaire, qui ne pouvait engendrer à son profit ni prescription acquisitive ni prescription libératoire ; que depuis 1844 il ne s’est pas écoulé un temps suffisant pour que la prescription soit acquise au profit du bureau de bienfaisance ;
-?Au fond ;

 Considérant que les territoires des communes de Villiers et de Chartainvilliers faisaient autrefois partie soit du Marquisat de Maintenon, soit de la Châtellenie de Villiers et que le droit des habitants de ces communes de profiter pour leurs pauvres et leurs malades du bénéfice des libéralités consenties par le duc et la duchesse de Noailles est incontestable ;

 ?Qu’il existe, il est vrai, dans l’acte de 17.31, une clause dans laquelle il est dit que si, après avoir satisfait à tous les besoins de l’hospice, il restait un excédant, il serait employé à des distributions à domicile aux habitants de Maintenon, mais qu’il est établi que tant qu’a subsisté l’hospice il n’y a jamais eu d’excédant et qu’il y a toujours eu au contraire insuffisance;

 Qu’il est inadmissible qu’après avoir supprimé l’hospice, la commune de Maintenon puisse se faire un titre de cette clause, pour absorber à son profit le bénéfice d’une donation dont les biens étaient affectés à un usage commun ;

 Considérant qu’il appartient à la juridiction civile ordinaire de statuer sur toutes les questions de propriété, soit qu’elles concernent les particuliers, soit qu’elles concernent les communes ou établissements publics ;
-?Que ce droit emporte celui de déterminer la quotité dans les propriétés indivises, puisque la différence entre le plus et le moins est l’affirmation pour l’un et la négation pour l’autre du droit de propriété quant à cette différence ;
-?Que les bases fixées et la proportionnalité admise par les premiers juges sont justes et équitables et qu’il y a lieu de les maintenir ;

 Sur le rétablissement de l’hospice;
– Considérant que les principes sur la séparation des pouvoirs s’opposent à ce que la Cour ordonne le rétablissement de l’hospice qui a été supprimé et remplacé par le bureau de bienfaisance ;
– Sur la demande en partage ;

 ?Considérant que le partage a pour objet de spécifier et de déterminer les choses sur lesquelles pourra s’exercer le droit de propriété;
– Qu’en y procédant, les communes font des actes de propriétaires, et non des actes administratifs ;

 ?Adoptant au surplus les motifs des premiers juges ;
-?Confirme. -»
M. Rohault de Fleury, pr.; M. Chevrier, subst.; MMes Payen et Jardin, avocats ; MMes Dumont et Deroulède, avoués.

Source : gallica.bnf.fr
Titre : Bulletin de la Cour impériale de Paris / publié sous le patronage de M. le premier président, de M. le procureur général et de M. le bâtonnier de l’Ordre des avocats ; [sous la direction de Victor Bournat]

Liens utiles

Communauté de Communes des Terrasses et Vallées de Maintenon
55 rue du Maréchal Maunoury
28130 Maintenon
Tél : 02 37 27 50 34 . Fax : 02 37 23 12 47
http://www.cctvmaintenon.fr/

Syndicat Mixte de la Région de Maintenon pour le Traitement et la Collecte des Ordures Ménagères de Maintenon (SIRMATCOM)<
Adresse:41 rue René et Jean Lefèvre – BP 10020 28133 Pierres Cedex
Site internet : http://www.sirmatcom.fr/
consulter aussi : http://www.sitreva.fr

Syndicat intercommunal pour le regroupement pédagogique et le ramassage scolaire Saint-Piat – Mévoisins – Chartainvilliers – Soulaires (RPI)
adresse : place René Quantin 28130 Saint-Piat
tél : 02 37 32 48 61 . FAX : 02 37 32 22 35

Syndicat Intercommunal de Changé
adresse : rue des Dolmens 28130 Saint-Piat
tél : 02 37 32 37 54 ; Fax : 02 37 32 70 16

Syndicat Départemental d’Energies d’Eure et Loir
Adresse du siège : 65, rue du Maréchal Leclerc – 28 110 Lucé
Téléphone : 02 37 84 07 85
Site internet : www.sde28.fr

Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement et le développement du Pays Chartrain (SIPAC)
Adresse : 2, rue de la Mairie – 28300 Gasville-Oisème
Tél : 02 37 31 95 10 ; Fax : 02 37 31 95 11
Site internet : http://www.payschartrain.fr/

Syndicat Intercommunal du Schéma de Cohérence Territoriale du Canton de Maintenon (SCOT)
Adresse : Mairie d’Epernon – B.P 41 28231 Epernon cedex

Syndicat Intercommunal des Gymnases du Collège de Maintenon
41 rue René et Jean Lefèvre 28130 Pierres
Tél 02 37 27 52 59 . Fax 02 37 18 09 21
Mail sigcm@laposte.net

Conseil municipal

Son élection
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Le conseil municipal est une assemblée qui réunit les conseillers municipaux. Ils sont élus par la population, lors des élections municipales, tous les 6 ans. Pour Chartainvilliers, le nombre est de 15 conseillers municipaux. Pour les villes de moins de 3 500 habitants, comme Chartainvilliers, les élections sont nominatives.
Il se réunit sur convocation du Maire.
Annoncées par voie d’affichage, dans la Voix du Frou et sur le site internet de la commune ses réunions sont publiques.

Sa mission
Le conseil municipal a une compétence générale sur toutes les affaires ayant trait à la commune. Cette compétence s’exerce au travers de ses délibérations (article L. 121-26 du Code des Collectivités Territoriales). Il se sert des services municipaux de la commune pour l’application de ses décisions.
En tant que chef de l’administration communale, le maire en exécute les décisions sous son contrôle ainsi que celui du préfet.
Concrètement, le conseil municipal :

 élit le Maire et ses Adjoints;

 vote les taux des taxes directes locales ainsi que le budget primitif (avant le 31 mars) de la commune;

 vote les éventuels budgets supplémentaires et décisions modificatives;

 adopte le compte administratif (avant le 30 juin de l’année suivante);

 vote les tarifs communaux et les budgets de l’eau et de l’assainissement;

 délibère sur toutes les questions d’intérêt pour la commune et ses habitants.mairie

Le maire assure l’exécution de l’ensemble des délibérations prises par le Conseil municipal. A ce titre, il incarne l’exécutif du conseil municipal et dispose, en tant que magistrat municipal, de pouvoirs propres.
D’autre part, c’est un agent de l’État, doté d’attributions étatiques au niveau communal, notamment en matière d’Etat-civil et de police.

Suite aux dernières élections municipales de mars 2014 et de sa réunion du 28/03/2014, le conseil municipal de Chartainvilliers se compose et s’organise de la manière suivante :

 Alain BOUTIN, Maire alain-boutin

 Jean-Claude FOUQUET, 1er adjoint

 Claudie PICHOT, 2ème adjointe

 Janine CHEUL, 3ème adjointe

 Fabrice TANTY, 4ème adjoint

Les conseillers municipaux :

 BOUAZIZ Guy

 GUIBERT-DAVAL Marine

 LEJEUNE Dominique

 RIBOUST François

 MULLER Christian

 PLANTE Marie-Paule

 HERNANDO Thierry

 LEMAIRE Bertrand

 DE BEIR Cécile (démission le 07/08/2014)

 BAETE Didier

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Eglise

L’église de Chartainvilliers description du 24 juin 1854

Les images présentées dans cette base de données sont issues des statistiques des édifices et bâtiments communaux réalisées par les agents-voyers cantonaux entre 1852 et 1854 et conservées aux Archives départementales d’Eure-et-Loir dans la sous-série 1 O. Les agents-voyers cantonaux dépendaient alors du service vicinal départemental créé suite à la loi du 21 mai 1836. Jusqu’en 1848, le service se partageait les chemins en deux ordres d’attributions : d’une part la grande vicinalité (vicinalité départementale) dirigée par des ingénieurs, cantonniers, conducteurs et agents de surveillance et d’autre part la petite vicinalité (vicinalité communale) confiée à des agents-voyers spéciaux (voyer-chef et agents-voyers cantonaux). Devant les difficultés de gestion matérielle et financière de ce système, le conseil général décida en 1848, sur proposition du préfet, de réunir en une seule administration la petite et la grande vicinalité sous la direction de l’ingénieur en chef des ponts-et-chaussées (agent-voyer supérieur) avec des ingénieurs ordinaires (agents-voyers d’arrondissement), des conducteurs et des piqueurs (agents-voyers cantonaux) et d’autres agents-voyers. Cette nouvelle organisation s’est révélée nécessaire suite à l’augmentation des classements de chemins, à la réglementation des cours d’eau et des usines, aux demandes de nouvelles lignes de moyenne communication et à la décision du conseil général de confier aux agents-voyers cantonaux le soin de dresser une statistique des bâtiments communaux puis de suivre l’étude et l’exécution des projets de travaux qui s’ensuivraient.
En effet, l’assemblée du conseil général, dans sa session de 1851 (d’après l’extrait du procès-verbal de délibération de la session de 1851 conservé aux Archives départementales d’Eure-et-Loir), vota un crédit de 30.000 francs pour faire dresser par « MM. les agents-voyers du département la nomenclature des églises, presbytères et autres bâtiments communaux, contenant sommairement leur description, leur état, l’indication et l’évaluation approximative des travaux à faire et leur degré d’urgence ».
Ces états statistiques sont constitués principalement de feuillets (un par commune) sur lesquels figurent :

 un tableau récapitulant l’état des bâtiments et le coût évalué pour leur réparation ;


 un plan au sol et un croquis en élévation ou en perspective des édifices religieux (églises, chapelles). Ce sont ces croquis qui sont présentés ici.

eglise_1854L’église de Chartainvilliers a été élevée en 1691. Du moins c’est le millésime gravé sur l’une des pierres de la façade. Elle se compose seulement d’une nef, le chœur qui n’est que le prolongement de la nef n’en est séparé que par une cloison d’appui en bois, et par un emmarchement en pierres.
Chaque coté de l’église est éclairé par trois fenêtres de forme ogivale. La nef et le chœur sont couronnés d’un lambris plats d’un effet très désagréable et d’une mauvaise exécution, il est composé de planches mal jointives et à peine blanchies. Cette église est extrêmement petite, elle paraît avoir été érigée par la famille de Noailles, il est probable qu’à son origine elle a été considérée simplement comme une chapelle seigneuriale et non comme une église paroissiale. Elle porte au dessous de la porte d’entrée de l’Ouest, et gravé sur pierre, un Ecusson qui bien qu’abimé nous avons cru reconnaître pour le blason du duché de Maintenon. M. le Curé et M. le Maire nous ont fait observé que l’église était effectivement trop petite pour la population, et que déjà un devis d’aggrandissement montant à 10 000 francs avait été dressé mais n’avait pas reçu son exécution, l’aggrandissement projeté était de
Le clocher à cheval sur le milieu de l’église est formé d’une charpente en asse bon état mais la couverture en ardoise est dans un complet état de destruction et a besoin d’être refaite à neuf. Les murs de l’église sont construits en grosse maçonnerie, une plat-forme en grès couronne les murs. La charpente est en chêne de très faible dimension, la couverture est en tuiles.
Tout le vaisseau est en bien médiocre état. Le pignon de l’ouest, déjà maintenu par 4 ancres en fer attachées sur la charpente surplombe et nous regardons sa reconstruction comme inévitable.
La couverture en tuiles est également en mauvaise état et a besoin également d’être refaite en partie. Le chevronnage faible et trop écarté, plusieurs chevrons sont à remplacer.
Dimensions principales. Long. de la nef intérieurement 12,30 mètres – Long. du chœur 11,20 mètres – Larg. de la nef 7,80 mètres – hauteur du sol jusques sous le plancher 5,50 mètres – hauteur du sol jusques sous le larmier 6,00 mètres – hauteur perpendiculaire de la toiture 6,00 mètres – haut. Du clocher mesuré du faîte de l’église jusqu’à la flèche 6,00 mètres.
statistiques des édifices et bâtiments communaux réalisées par les agents-voyers cantonaux entre 1852 et 1854
Chartainvilliers 24 juin 1854 – site internet des archives départementales d’Eure-et-Loir Cote 1 O art. 205 vue 1

* * *

Eglise de CHARTAINVILLIERS (542.2 – 94)
Saint patron : Saint Jean Baptiste Présentateur à la cure : Annexe de Saint-Piat

eglise_carte_01 C’est sans doute le chapitre de Saint-Piat (établi près de la cathédrale de Chartres) qui, devenu seigneur du petit village de Chartainvilliers en 1380, fit élever l’église primitive en 1390. Madame de Maintenon l’aurait fait reconstruire en 1691 et cette date figure sur une pierre en grès taillé de la façade.
Cette petite église est un simple rectangle, arrondi à l’abside, avec une sacristie au sud du chœur ; tribune, voûte lambrissée, clocher de charpente au milieu du toit. Le seul élément intéressant surmonte le portail : un bandeau sculpté d’un écu effacé présenté par deux griffons et surmonté d’une couronne de marquis. Le mobilier date de la fin du XIXème siècle (retable 1821, chaire et confessionnal 1894).

Mobilier ancien
Retable – 1 statue – 2 tableaux – 1 bas-relief
plus : Autel secondaire (N-D de Lourdes) – Chaire – Confessionnal
Cloche Marie Claudine, 1874, 454kg

Iconographie
Passion du Christ (tableau, statue bois) – Saint Jean-Baptiste (tableau du retable)
SAEL, 1er trimestre 1992 – N.d.T. en italiques

Il y a la couronne de marquis (marquise?) et les griffons, mais qu’y avait-il sur l’écu : le griffon de Madame de Maintenon ou la bande des Noailles ?

Sources : Bulletin de la Société archéologique d’Eure-et-Loir 1er trimestre 1992 n°32
Roland DURECU Pierres 2005

La cloche de l’église
Il n’est pas usuel lorsque l’on entre dans une église de visiter le clocher et la nôtre est dans ce cas.
En montant dans le clocher et en s’approchant de la cloche, on peut lire :
« L’an 1874, j’ai été bénite dans l’église de Chartainvilliers. Je m’appelle Marie-Claudine. J’ai pour parrain M. Claude HUBER, curé de cette, paroisse et pour marraine, Irma Elisabeth /Armand/ne TATEPOIRE, épouse de M. BRADIN, maire de la commune ».

Elle pèse 454 kg, a coûté 643,35 F, dont une souscription de 350 F et une allocation préfectorale de 100 F.
Le tic-tac caractéristique, et pas très discret de la pendule, est dû à un mouvement à contrepoids qu’il faut remonter une fois par semaine, le samedi matin en général. L’origine et l’âge du mécanisme restent un mystère dans l’immédiat et si quelqu’un le sait, les informations mériteraient d’être connues de tous. Par une transmission efficace, un fil de fer partant du mécanisme de sonnerie, la cloche est mise en mouvement toutes les heures et à la demie. C’est à l’angélus du matin et du soir que le battant frappe la panse en airain une centaine de coups, commandé par l’électricité qui remplace la corde tant appréciée des enfants de chœur.

En outre, notre église s’est enrichie d’un bénitier. C’est dans une pierre de Prasville, offerte par M. et Mme DAVID de Jouy, que Jacky DUC a creusé ce bénitier et posé sur un socle maçonné, travail exécuté pendant ses moments de loisirs. Remercions-les pour leur bénévole participation à cette réalisation.

CIC 07/1989

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Fin d’année
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Soirée Beaujolais du 20 novembre 2014


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11 Novembre 2014 : Cérémonie du centenaire
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26 septembre 2014 : sortie des Carnutes à Honfleur
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14 juillet 2014 : Repas champêtre
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21 juin 2014 : Fête de la musique
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20 juin 2014 : Fête de l’école (site St-Piat)
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15 Juin 2014 : Foire à tout
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25 Mai 2014 : Elections européennes
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8 Mai 2014 : Dépôt d’une gerbe aux Monuments aux Morts
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23 mars 2014 : Elections municipales
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19 mars 2014 : Journée Nationale du Souvenir

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11/01/2014 VOEUX du Maire et du Conseil municipal

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Les associations

Les associations

Pour connaître les coordonnées des responsables des associations s’adresser en Mairie.
Tel : 02.37.32.32.91 ou à mairie.chartainvilliers@wanadoo.fr

L’AMICALE DE St-PIAT – MEVOISINS -CHARTAINVILLIERS – SOULAIRES(agréée Dion Dale Jeunesse et Sports n°2816)

Des liens associatifs forts unissent Chartainvilliers avec l’Amicale de St-Piat-Mévoisins-Chartainvilliers-Soulaires.
Cette association, créée en 1951, a vu au fil des années son activité s’élargir. Elle propose diverses activités dont les principales sont : Danse (enfants et ados), Initiation musicale (Batterie, Percussion, Piano, Guitare), Dessin (Techniques de peinture), BD Manga Peinture, Taï Chi Chuan, Fitness, Atelier chantant, Théâtre (à Chartainvilliers le vendredi soir du CE2 à adultes),…
Renseignements en Mairie
ou au 06.09.35.94.71 – 02.37.32.40.98
courriel : amicaledes4villages@gmail.com

SOCIETE DE CHASSE DE CHARTAINVILLIERS

Créée le 29 Août 1909, sous la forme d’une association Loi 1901, la société de chasse se compose actuellement de 63 chasseurs pour une surface de 850 hectares, dont 150 de bois et 700 de plaine. Outre la chasse, ses membres participent à l’entretien du territoire et à la protection des animaux (abreuvoirs et grenoirs pour les animaux, élevage de 200 faisans, piégeage pour la réduction des nuisibles, à ce sujet, promeneurs faites attention et prenez soin de tenir vos chiens en laisse, …).
 Elle envisage également des actions pour la création de jachères sauvages et de haies, ainsi que pour le maintien du gibier naturel. Elle organise chaque année, le premier dimanche de septembre, un ball-trap.
Son Président est Monsieur PELEAU Franck

CLUB CPN LES CLOUKS

Comme tous les clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature) le club est inspiré de la célèbre revue « la Hulotte », le journal le plus lu dans les terriers !
Ses actions visent à faire découvrir aux enfants la Nature qui les entoure, du discret triton alpestre au pic épeiche du jardin, sans oublier les plantes sauvages, aulnes, coquelicots, et des bestioles passionnantes, chauves-souris, libellules, hirondelles.
Le deuxième objectif de ses activités est de venir en aide à cette Nature menacée aujourd’hui : fabrication de refuges d’hiver pour les hérissons et les coccinelles, aménagement d’espaces sauvages dans les jardins, nourrissage des oiseaux en période de gel, et pourquoi pas creuser une mare, planter une haie, mettre en place un jardin pédagogique …
Sa responsable est Mme GIARDI Florence.

ASSOCIATION DES PARENTS D’ELEVES

Depuis 1996, les parents d’élèves du Regroupement Pédagogique de St-PIAT /MEVOISINS/ CHARTAINVILLIERS /SOULAIRES ont formé une association autonome. Outre la défense de l’école et de ses conditions de fonctionnement. Cette association organise des manifestations pour aider au financement des activités scolaires. Se renseigner à l’école.
Association des Parents d’élèves du RPI
Saint-Piat, Mévoisins, Soulaires, Chartainvilliers
Siège social : Mairie de Saint-Piat – 28130 Saint-Piat
Lien : http://ape-rpi-28130.perso.neuf.fr/

AMICALE DES SAPEURS POMPIERS

Cette association est régie par la loi de 1901. Elle regroupe en priorité les anciens pompiers bénévoles de la commune. Son action se traduit par l’organisation de la traditionnelle Ste Barbe ainsi que d’un bal et d’un repas dansant chaque année. Elle ne fonctionne que grâce aux dons des habitants de la commune et des recettes des soirées qu’elle organise.
Lors de l’existence du Centre de Première Intervention, Elle avait également un rôle de secours, en cas d’accident à un de ses membres en cours d’intervention, en attendant que les autres organismes financiers interviennent.

TILLEULS ET BRUYERES

 Outre l’organisation de la journée de la Fête du 14 juillet, cette association participe à l’animation du village. Tous renseignements sur le fonctionnement de ses activités peuvent être obtenus en Mairie.

LE COMITE DES FETES

Depuis des années bon nombre d’habitants ont consacré à un moment ou l’autre, du temps, à l’animation de notre village. Actuellement en demi-sommeil, il n’attend que vous pour proposer de nouvelles activités. Tous renseignements sur le fonctionnement de cette association peuvent être obtenus en Mairie ou lors des animations organisées.

Elections municipales

ELECTIONS MUNICIPALES DU 23 mars 2014 CHARTAINVILLIERS.

Elections municipales 1er TOUR

23/03/2014
Inscrits : 536
Votants : 348 64,93%
Nuls : 12 3,45%
Exprimés : 336 96,55%

Ont obtenu :

Voix – (% Exprimés) – % Inscrits

BOUTIN Alain : 327 (97,32%) – 61,01%
TANTY Fabrice : 320 (95,24%) – 59,70%
BOUAZIZ Guy : 319 (94,94%) – 59,51%
GUIBERT-DAVAL Marine : 319 (94,94%) – 59,51%
LEJEUNE Dominique : 317 (94,35%) – 59,14%
RIBOUST François : 315 (93,75%) – 58,77%
MULLER Christian : 314 (93,45%) – 58,58%
PLANTE Marie-Paule : 312 (92,86%) – 58,21%
CHEUL Janine : 311 (92,56%) – 58,02%
HERNANDO Thierry : 311 (92,56%) – 58,02%
LEMAIRE Bertrand : 304 (90,48%) – 56,72%
DE BEIR Cécile : 303 (90,18%) – 56,53%
PICHOT Claudie : 301 (89,58%) – 56,16%
FOUQUET Jean-Claude : 297 (88,39%) – 55,41%
BAETE Didier : 294 (87,50%) – 54,85%

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Elections municipales 1er TOUR

09 mars 2008.

Inscrits : 514.
Votants : 319 62,06%.
Nuls : 16.
Exprimés : 303 94,98%.

Ont obtenu :

CHEUL Janine : 281 92,74% ELUE.
BOUYER Thierry : 281 92,74% ELU.
DROIT Serge : 281 92,74% ELU.
JACOT Xavier : 281 92,74% ELU.
TANTY Fabrice : 280 92,41% ELU.
LEBERRE Jean-Claude : 276 91,09% ELU.
HARDY François : 276 91,09% ELU.
DELORME Olivier : 275 90,76% ELU.
ANEST Sandrine : 275 90,76% ELUE.
BOUAZIZ Guy : 272 89,77% ELU.
CHANDELIER Sandrine : 272 89,77% ELUE.
PICHOT Claudie : 268 88,45% ELUE.
BOUTIN Alain : 263 86,80% ELU.
GUIBERT-DAVAL Marine : 262 86,47% ELUE.
BERNIER Chantal : 252 83,17% ELUE
Puis :
WATSON Pascale : 11 3,63%, GIARDI Florence 7, FOUQUET Jean-Claude
6, PITHOIS Bertrand 6, FOUQUET Christian 5, MOUTON René 5, CASSIER Alain
4, RIMBOUX Jean-Claude 4, AUBERT Lydia 3, BOULLAND Christophe 3, CAMENEN Françoise 3, CHEVE Jean-Jacques 3, COQUIN Franck 3, DUC Jacky 3, FLICK Pierre 3, BAGOT Emmanuel 2, BARTHELEMY Michèle 2, CECCUTTI Fabrice 2, CECCUTTI Sophie 2, CLOUET Guy 2, DEVEZE Franck 2, FOUQUET Bruno 2, FOUQUET Catherine 2, FOUQUET Eliane 2, FOUQUET Hélène 2, FOUQUET Nicole 2, FOUQUET Olivier 2, FOUQUET Serge 2, FOUQUET Thomas 2, FOUQUET Valérie 2, GOUIN Edith 2, PORCHET Robert 2, AUBERT Eric 1, AUBERT Priscillia 1, CASSARD Anne-Marie 1, CASSIER Sandra 1, COULLOC’H Vincent 1, DEVEZE Hélène 1, DEVEZE mathieu 1, DEVEZE Stéphane 1, HYGNEAU Alain 1, HYGNEAU Brigitte 1, JOUSSEAUME Jack 1, PORCHET Eliane
1, RIMBOUX Graziella 1.
* * *

Les Maires du Moyen-age

Si les Maires sont les élus les plus connus et reconnus par les habitants, les modalités de leur désignation n’ont pas toujours été celles du suffrage universel.
De même, leurs missions ont singulièrement évolué au fil des siècles.

Une origine millénaire(1)

C’est au IXe siècle, que l’abbé Irminon (†829), dans un ouvrage où il décrit les biens détenus par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, emploie le terme major quand il parle du représentant du domaine.

Les premiers Maires étaient en effet des « administrateurs de domaines », généralement pour le compte des ordres religieux principaux détenteurs des biens fonciers.

Selon le jurisconsulte Charles Loyseau (1566-1627) , bailli de Châteaudun, les mairies couvraient le sol beauceron, tout particulièrement dans les domaines de l’Eglise.
La mairie représentait le district soumis à l’administration et à la juridiction du maire. Elle comprenait en général plusieurs hébergements ou fermes bâties, des hospices, des métairies, manoirs occupés par des hommes de corps, des hôtes ou des colons, et les droits féodaux assis sur les immeubles.

Ainsi, en Beauce , « Les maires étaient les principaux officiers ruraux du Chapitre .
Ils cumulaient tout à la fois les fonctions de juges-de-paix, de commissaires de police, d’intendants, de gardes champêtres et de collecteurs d’impôts.
Ces attributions variées en firent promptement des personnages, et, quoique partis, pour la plupart, dans l’origine, des rangs du servage, ils étaient parvenus, dès la fin du XIe siècle, à rendre leurs offices héréditaires et à régner en maître sur leurs administrés.

Ils relevaient d’abord des prévôts et un peu des sergents des prévôtés , et, selon l’ordinaire, ils enchérissaient sur les exactions de leurs supérieurs.

Au XIIe siècle, les plaintes des paysans contre les prévôts et leurs acolytes ayant appelé l’attention du Chapitre sur la gestion des Maires, quelques mesures furent prises pour refréner l’esprit de rapine de ces officiers. On leur imposa, sous l’épiscopat de Goslein de Lèves (1148-1155), un serment.

Ce serment, que chaque maire devait renouveler au Chapitre tous les deux ans, obligeait ceux qui le prêtaient à jurer de :

  n’exiger à l’avenir des paysans de leurs mairies, ni or, ni argent, ni froment, ni avoine, ni épaules de porcs, ni gâteaux, ni œufs, ni corvées de culture ou de filage de laine, ni brebis, ni agneaux, ni oies, ni poules, rien en un mot qui ressemblât à une exaction;

  de ne pas tenir de plaids et de ne pas ajourner en justice sans l’ordre du prévôt ou de son délégué; de ne pas souffrir que les sergents du prévôt prissent gîte chez les paysans et les poursuivissent de leurs vexations de veiller avec fidélité sur les revenus des chanoines de ne toucher les lots et ventes qu’après avoir présenté l’acquéreur au Chapitre;

  de poursuivre la rentrée des cens dus à l’église aux termes prescrits et de les verser dans les quinze jours à la chambre aux deniers;

  d’empêcher que les hommes et femmes de corps et les autres biens de Notre-Dame lui fussent soustraits, et de ne pas s’emparer d’une partie quelconque du domaine canonial.

Nous ignorons si ce serment produisit tout d’abord beaucoup d’effet, et si la substitution des chanoines prébendiers aux prévôts dans la gestion des biens du Chapitre modéra les tendances usurpatrices des maires. Nous pensons, toutefois, qu’à mesure que le temps poussa les paysans vers une condition meilleure, les exigences de leurs intendants éprouvèrent plus de résistance.

Droits et devoirs

L’examen de différents documents des archives départementales d’Eure-et-Loir permet de préciser la mission de ces premiers Maires.

Ainsi, « en 1175, le maire du Gault-Saint-Etienne avait la charge de compter les gerbes du champart et de la dîme dans les champs et dans la grange, et le bénéfice de son fief correspondant à ce service était représenté par les menues pailles de la grange, les déchets des gerbes avant et après le battage, une mine de grain de chaque hôte possédant une paire de bœufs et une demi-mine des autres. Le maire tenait la moitié de ce fief du seigneur de Courtalain et l’autre moitié du Chapitre ; »

« En 1226, le fief de Hugues le Noir, maire d’Ingré, comprenait deux batteurs en grange, la moitié de toutes les menues pailles, un trait de dîme à un cheval sur toutes les terres dîmées, une gerbe de blé d’hiver ou deux gerbes d’avoine chaque jour qu’il chariait à la grange, la moitié de tous les déchets restés sur l’aire après l’enlèvement du grain à la pelle, et la dernière mine dudit grain si elle n’était pas tout-à-fait complète. … Ce maire possédait encore deux sous pour quatre charrois, six deniers par poules à Noël, la moitié des champarts de sa baillie, … une jallée de vin moyen par jaugeage dans les ventes de fûts de vin un denier par bornage, la moitié des ratelages des prés, et 50 arpents de terre, mesure d’Orléans tant en labour qu’en vignes et prés, quittes de tailles et corvées, sauf la justice et la dîme comptée.

Ces exemples suffisent à faire connaître en quoi consistaient les devoirs, les droits et les émoluments du maire beauceron au XIIIe siècle. On peut se figurer facilement que certaines mairies constituaient des fiefs fort enviés, même par la noblesse et que le Chapitre avait quelquefois de la peine à exiger des titulaires de ces offices les devoirs presque serviles auxquels la coutume les astreignait.

Aussi, toutes les fois qu’ils le purent, les chanoines saisirent-ils l’occasion de convertir les droits des maires en pensions fixes ou de racheter les mairies. Ils y trouvèrent l’avantage d’avoir dans ces postes des hommes beaucoup plus à eux et beaucoup plus facilement révocables en cas de mauvaise gestion.
Par suite de ces acquisitions, l’église augmenta le nombre de ses précaires ou prêtrières.

Les autres établissements de main-morte et les seigneurs laïcs avaient aussi des Maires. Ce que nous avons dit des attributions des maires du Chapitre s’applique aux officiers du même ordre répandus dans toute la Beauce.

Le Chapitre était sévère envers les Maires. Les registres capitulaires les plus anciens (1300-1314) sont remplis de condamnations à des amendes, prononcées contre des maires, pour avoir mal gardé les terres et bois de l’église.

Dans le principe, tous les maires du Chapitre étaient de condition servile ; leur affranchissement commença à devenir général dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Peu à peu, ils accrurent leur puissance, et la plupart d’entre eux devinrent la souche des plus riches familles bourgeoises, et même de seconde noblesse, du pays chartrain. » .

D’ailleurs, on peut préciser qu’un Maire de Chartainvilliers, vers le XVe ou XVIe siècle, contractera une alliance avec la famille de LANDES d’HOUVILLE. Famille noble, originaire de Gênes, venue s’installer en Beauce au XIVe siècle et qui donnera des conseillers à la grand-chambre du Parlement, des magistrats, ainsi qu’un Prévost de Paris en 1438. (2)

Par l’édit royal de 1692 sont créés un office de maire et des offices d’assesseurs en remplacement des syndics choisis par les assemblées d’habitants. La vente des nouveaux offices permet de renflouer les caisses de l’État. Des édits de 1764 et 1765 tentent de briser ce système arbitraire en proposant un maire choisi par le roi sur proposition de trois candidats. L’administration municipale reste sous le contrôle de l’intendant général jusqu’à la Révolution française.

(1) d’après le Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, tome 1 publié par la Société archéologique d’Eure-et-Loir (1862) – Gallica Bnf.

(2) Dictionnaire universel de la Noblesse de France tome 3 – Gallica-BNF

Curiosités et monuments

Curiosités et monuments

Record du monde battu à Chartainvilliers
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8 000 œufs pour une omelette

8.000 œufs, 50 kilogrammes de lardons, douze litres d’huile, une bonne heure de travail et un résultat qui frappe : Chartainvilliers détient depuis hier, 16 h 30, le record du monde de la plus grosse omelette. Lusigny, dans l’Allier disparaît des tablettes officielles ; d’ailleurs de quoi cette bourgade a-t-elle l’air avec ses 6.000 œufs ? Sa performance est pulvérisée. (mais) Lusigny pourrait bien le tenter puisque la poêle géante de 600 kilos et de 3,30 mètres de diamètre est sa propriété et que la réussite de la bourgade d’Eure-et-Loir l’incitera sans doute à quelques audaces pour reprendre son bien. Mais en attendant, Chartainvilliers détient le trophée.
Il faut dire que le comité des fêtes est satisfait du succès rencontré par sa tentative. Nombreux furent ceux qui vinrent assister à l’exploit et n’en perdirent pas une bouchée depuis le cassage des œufs jusqu’à la dégustation du produit, une bonne heure plus tard. Une quarantaine de casseuses d’oeufs, deux cuistots assistés d’une batterie de marmitons, une compagnie de pompiers aux ordres de l’adjudant Serge Fouquet pour attiser le feu, toutes les bonnes volontés de Chartainvilliers étaient mobilisées. Casser les 8.000 œufs, les battre dans de grandes bassines, les jeter sur les lardons chauds, remuer le tout avec de grandes pelles de boulanger, sous les regards de centaines de curieux, ce n’était pas une petite affaire. Mais la réussite apparut incontestable lorsque tous les présents reçurent la barquette pleine de cette omelette géante de plus d’un mètre cube. On remarqua alors que l’appétit des spectateurs n’avait rien à envier à la vaillance des acteurs.
Mme Petit, conseiller général, fut la première servie avec M. Lecointre, maire de Chartainvilliers, M. Dewinne, maire de Bouglainval et M. Durand Drouin, adjoint au maire de Saint-Piat. Ils félicitèrent cuisinières et cuisiniers pour la réussite de leur entreprise et aussi les responsables du comité des fêtes, M. Amy, président ; MM. Ballois et François, vice-présidents. Mme Anésy, secrétaire et M. Marchand, trésorier, ainsi que tous les membres.
La République du Centre – 28 juin 1982

Elections Présidentielles 2017 / 2012

à CHARTAINVILLIERS

Election Présidentielle
07/05/2017 – 2e tour

Inscrits : 543
Votants : 464 (85,45%)
Blancs : 59 (12,7%)
Nuls : 7 (1,5%)
Exprimés : 398 (85,7%)

MACRON Emmanuel : 239 (60,05%)
LE PEN Marine : 159 (39,9%)

Election Présidentielle -23/04/2017 – 1er tour

CHARTAINVILLIERS
23/04/2017
1er tour 

Inscrits : 543
Votants : 480 (88,40%)
Blancs : 14 (2,92%)
Nuls : 2
Exprimés : 466 (97,08%)

DUPONT-AIGNAN Nicolas : 39 (8,37%)
LE PEN Marine : 120 (25,75%)
MACRON Emmanuel : 107 (22,96%)
HAMON Benoît : 21 (4,51%)
ARTHAUD Nathalie : 3 (0,64%)
POUTOU Philippe : 3 (0,64%)
CHEMINADE Jacques : 2 (0,43%)
LASSALLE Jean : 4 (0,86%)
MELENCHON Jean-Luc : 74 (15,88%)
ASSELINEAU François : 8 (1,72%)
FILLON François : 85 (18,24%)


* * * *

22/04/2012 1er tour  
Inscrits : 539
Votants : 471 87,38%
Blancs-Nuls : 22 4,67%
Exprimés : 449 95,33%
SARKOZY Nicolas  UMP : 126 28,06%
HOLLANDE François PS-PRG-MRC : 105 23,39%
LE PEN Marine FN : 93 20,71%
MELENCHON Jean-Luc FG : 50 11,14%
BAYROU François UDF : 45 10,02%
JOLY Eva EE-Les Verts : 14 3,12%
DUPONT-AIGNAN Nicolas Div. D. : 7 1,56%
POUTOU Philippe NPA : 6 1,34%
ARTHAUD Nathalie LO : 2 0,45%
CHEMINADE Jacques Div. : 1 0,22%

* Il y a eu 53,99% de participation à 13 h.

06/05/2012 2e tour
Inscrits : 539
Votants : 478 88,68%
Blancs-Nuls : 44 9,21%
Exprimés : 434 90,79%
SARKOZY Nicolas UMP : 229 52,76%
HOLLANDE François PS-PRG-MRC : 205 47,24%

* * *